Le bouchon de Villeneuve Saint Georges
Depuis de nombreuses années, le bouchon de Villeneuve-Saint-Georges fait perdre de nombreuses heures aux automobilistes. Le trafic enregistré est de 61000 véhicules/jour. Certains élus songent à des projets pharaoniques pour contourner Villeneuve-Saint-Georges, d’autres proposent des projets plus simples tel un pont supplémentaire. Le présent dossier explique notre point de vue pour en finir avec ce bouchon.
Historique
Les anciens Montgeronnais ont toujours eu à subir le bouchon de Villeneuve-Saint-Georges. Déjà dans les années 70, il n’était pas rare de voir le bouchon remonter jusqu’à l’actuel Leclerc.
A l’époque, on parlait d’un périphérique, voie de gabarit intermédiaire entre l’A86 et la Francilienne, dont la construction commençait à peine.
Déjà prévue au X° plan (1989-1992), et repris par le SDRIF de 1994, dont on tire le bilan actuellement, la déviation de Villeneuve Saint Georges était considérée comme une réalisation prioritaire et il était sérieusement envisagé de la rendre payante.
Mais le projet resta dans les cartons et quatorze ans plus tard les automobilistes perdent toujours des heures dans les embouteillages causés par ce bouchon.
Nicolas Dupont-Aignan, député de la circonscription depuis 1997, a pris en main ce problème non résolu en alertant les gouvernements successifs. Il s’oppose fermement avec les habitants à la déviation de Villeneuve Saint Georges, car ce projet saccagerait durablement notre cadre de vie et le milieu naturel.
A force de réunions des élus locaux, de concertation avec les habitants, et d’études sérieuses sur la question, une solution alternative, reposant sur la construction de ponts locaux pour franchir la Seine, a été trouvée. En 2000, le ministre des Transports de l’époque (JC Gayssot, gouvernement Jospin), interpellé par Nicolas Dupont-Aignan à l’Assemblée Nationale, acceptait le principe de ponts locaux, tout en persistant dans la création d’une déviation de Villeneuve Saint Georges, notamment pour desservir le futur port de Vigneux-sur-Seine. Il est à noter que Mme Lienemann, maire socialiste d’Athis-Mons, se déclara alors favorable à la solution du pont.
Mais Gérald Hérault, conseiller général depuis 1994 et maire de Montgeron depuis 1995, a toujours été, lui, favorable à la déviation de Villeneuve Saint Georges. (le plan de cette déviation apparait à droite en pointillé rouge).C’est pourquoi il a adhéré à l’Association pour la déviation de la RN6 à Villeneuve-Saint-Georges, association regroupant les communes de Crosne, Limeil-Brévannes, Montgeron, Valenton, Vigneux-sur-Seine et Villeneuve-Saint-Georges.

Au cours de diverses séances au Conseil Général, depuis 2001, François Durovray a déposé plusieurs amendements pour faire avancer l’idée d’un pont sur la Seine. En 2004, il obtenait la réalisation d’une étude pour déterminer l’emplacement de ce pont. Plusieurs hypothèses ont été évoquées. Mais le résultat de cette étude est resté dans les cartons.
Début 2007, Michel Berson, dans une interview au Parisien, évoquait la perspective d’un pont sur la Seine à l’horizon… 2020 !
Fin 2007, étrange coup de théâtre : Gérald Hérault et ses amis annoncent tout à coup leur intention de créer un pont entre Vigneux-sur-Seine et Athis-Mons, mais ce pont serait interdit aux voitures. L’assemblée départementale vote des crédits très modestes (de 2 millions d’euros seulement) pour financer des études dont les résultats ne pourront pas, en conséquence, être disponibles avant 2013 ! Quant aux 70 millions d’euros nécessaires à la construction du pont à proprement parlé, leur adoption ne sera pas à l’ordre du jour avant les calendes…
Lors de la consultation des communes sur le prochain Schéma Directeur Régional de l’Ile-de-France (SDRIF), la ville de Montgeron a de toute façon maintenu sa demande d’une déviation autoroutière de Villeneuve Saint Georges.
25 septembre 2008 : nouveau coup de théâtre au Conseil Régional d’Ile de France, dirigé par Jean Paul HUCHON (PS), l’assemblée adopte le projet de SDRIF (12 Mo), dans lequel est mentionné qu’un pont reliant Vigneux à la rive gauche de la Seine sera autorisé aux véhicules légers et comportera une voie bus en site propre. Le bon sens aurait-il fini par l’emporter ?
lire l’extrait sur le pont sur la Seine
Discussion
Bien sûr, nous nous réjouissons qu’enfin Gérald Hérault semble avoir accepté le principe, de bon sens, d’un pont sur la Seine. Mais c’est pour déplorer aussitôt et fermement l’idée de l’interdire aux voitures. En effet, il est bien évident que les seuls transports en commun ne suffiront pas à désengorger Villeneuve-Saint-Georges. De plus, quel gaspillage d’argent public de financer un nouveau pont dont la limitation d’accès laissera intact le problème qu’il est censé résoudre !
D’autre part, nous réfutons complètement les prétendues préoccupations environnementales avancées par Gérald Hérault. En effet, pour se donner des airs écolos, il annonce que ce pont sera réservé aux transports en commun et circulations douces. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il soutient en même temps le projet autoroutier de contournement de Villeneuve-Saint-Georges qui, reliant directement l’A86 à l’A5, sera appelé à devenir un axe majeur de délestage de l’autoroute A6. Cela aurait pour conséquence une augmentation considérable de la pollution, notamment atmosphérique, au détriment des habitants du secteur, notamment des Montgeronnais. Ainsi, quand on se dit écolo, on ne peut pas vouloir la création de telles infrastructures routières !
De plus le coût de cet ouvrage, en pleine zone urbanisée, est estimé au bas mot à 1 milliard d’euros. Vu l’ampleur de la dépense, cette autoroute serait bien entendu à péage, afin d’assurer son financement. Pourtant, il serait tellement plus judicieux d’utiliser cette somme pour financer des infrastructures de transport en commun ! Enfin sa date de mise en service prévisionnelle n’est même pas connue, promettant de toute évidence de très longues années avant l’aboutissement improbable de ce projet. Pendant ce temps, dans les embouteillages de Villeneuve, les Montgeronnais auraient pour le coup tout le temps de regretter ce choix ! Nous refusons donc ce projet délirant d’autoroute, synonyme de nuisance environnementale, d’une gestion contre le bon sens des deniers publics et d’une résolution du problème du bouchon renvoyée aux calendes.

Propositions
Nous proposons un pont sur la Seine avec passage en site propre des transports en commun et des deux roues, passage des automobiles. L’idée est de construire un pont pour les circulations locales, afin de faciliter la liaison nécessaire entre les 2 rives de la Seine.
Pour un coût raisonnable, nous pourrons ainsi en finir avec le bouchon de Villeneuve-Saint-Georges (les études l’ont montré) et faciliter la vie des d’habitants des environs, notamment ceux de Montgeron, Vigneux et Yerres.





