Les nuisances aériennes

Historique

A la différence de l’aéroport de Roissy, celui d’Orly, dont la configuration actuelle date de 1967, a été construit au sein d’une zone préalablement habitée.

La question des nuisances aériennes est donc très importante d’autant que le trafic augmente (140 000 décollages et atterrissages au milieu des années 70, 200 000 à la fin des années 80).

L’arrêté du 6 octobre 1994 a fixé à 250 000 le nombre de créneaux horaires maximum attribuables sur une année aux compagnies utilisant l’aéroport d’Orly, afin de limiter le trafic à 200 000 mouvements annuels (objectif fixé par le Schéma Directeur de la Région Ile de France - SDRIF - approuvé par le décret du 26 avril 1994). Il rappelle le couvre feu de 23h30 à 6 heures du matin.

Pourtant le trafic continue de croitre, avoisinant les 250 000 mouvements à la fin des années 90.

A cette époque, habitants et élus se mobilisaient contre la réorganisation des couloirs aériens voulus par le Gouvernement JOSPIN et pour le respect, par ADP (Aéroport de Paris) et les compagnies aériennes, des couloirs en vigueur.

En 2001, une association nommée AVEVY (Association Vigilance Environnement du Val d’Yerres) rassemble élus et habitants du secteur. Cette association va être très active notamment par rapport au bruit des avions lors des décollages face à l’est.

En 2005, la majorité du Conseil Général de l’Essonne, à laquelle appartient Gérald HERAULT, mais également le Conseil Général du Val de Marne, avec les assises d’Orly, veulent imposer des mouvements d’avions supplémentaires. En effet, à la suite de l’accident d’un terminal à Roissy, et au déplacement temporaire du trafic vers Orly, ces élus se sont déclarés favorables à cette augmentation de trafic pour l’emploi et l’augmentation de la taxe professionnelle.

Fin 2007, à la suite du Grenelle de l’Environnement, la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie KOSCIUSKO MORIZET, avec le Secrétaire d’Etat chargé des Transports, Dominique BUSSEREAU, annoncent des modifications pour l’approche des avions sur Orly, diminuant le bruit de 2 à 3 dB. Il est décidé d’étendre également à l’ouest d’Orly le volume de protection de l’environnement (VPE). Ceci ne concerne pas notre secteur, mais est demandé pour les décollages face à l’est.

Nos exigences

►prolonger la distance du couloir aérien de 1500 m vers l’est lors des décollages à l’est afin que les avions prennent de l’altitude au dessus de zones inhabitées, gênant ainsi beaucoup moins les habitations du Val d’Yerres / Val de Seine.

►sanctionner plus rapidement et plus efficacement les avions qui dévient de la trajectoire notamment lors des décollages.

►redescendre le nombre de mouvements à 200 000 par an

►diminuer les vols domestiques (vols intérieurs) et favoriser les transports par le train pour les déplacements en France métropolitaine.

►augmenter l’emport moyen (nombre de passager par avion) . Ne pas autoriser le décollage si l’avion n’a pas un taux suffisant de remplissage.

►favoriser l’implantation d’entreprises non polluantes, de centres de congrès sur la plate forme d’Orly, pour ne pas limiter la zone Orly / Rungis à l’aérien.