50 ans déjà !
« Aujourd’hui, maman est morte ».
Tous ceux qui l’ont lu se souviennent forcément des premiers mots de l’Etranger d’Albert Camus.
Nous célébrons aujourd’hui le 50ième anniversaire de sa trop rapide et tragique disparition. Je suis d’ailleurs étonné que la presse s’en fasse si peu l’écho alors même qu’il est sans nul doute parmi les rares auteurs qui ont marqué le XXème siècle.
Ce que j’aime chez Camus, comme chez Antoine de Saint Exupéry, c’est sa capacité, avec des mots extrêmement simples, à parler de choses compliquées et très sérieuses. On peut lire Camus très jeune et le redécouvrir plus tard.
Outre l’Etranger, j’ai pour ma part adoré la Peste et les Justes ou encore Lettre à un ami allemand car ces ouvrages nous interpellent sur le sens de la vie. Mais j’ai aussi été très marqué par ses réflexions sur la guillotine et sur la peine capitale. Avec celle du Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, un autre monument de la littérature française, leur lecture a été déterminante dans mon rejet de la peine capitale.
Que vous connaissiez peu ou beaucoup son œuvre, prenez le temps de la relire.






