Démocratie génétiquement modifiée
La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée.
Les personnes favorables aux OGM salueront cette décision. Ceux qui, comme moi, y sont opposés, la condamneront.
Mais, en l’espèce, le problème est avant tout démocratique.
En effet, la décision de la Commission, organe européen non élu, intervient alors même que les gouvernements européens, élus, se sont unanimement prononcés contre cette hypothèse.
En France, certains font remarquer que l’agence de sécurité des aliments avait émis un avis favorable à cette culture OGM. Mais, là encore, que je sache, l’AFSSA est composée d’experts, pas d’élus.
Cette dérive vers une société technicienne et technocratique est grave. Jamais les experts, jamais les scientifiques – et dieu sait combien je respecte leur avis et leur travail – ne peuvent remplacer le pouvoir politique pour trancher ces questions sous le contrôle du peuple, seul souverain.
C’est au peuple uniquement, en fonction de ses souhaits, de ses inquiétudes ou de ses espoirs, d’autoriser, d’interdire ou d’encadrer les innovations scientifiques ou technologiques.
Voilà pourquoi la décision de la Commission est grave. Voila comment les peuples s’éloignent de la belle idée européenne.






