Internet : la majorité départementale en bas débit
Internet est devenu un outil indispensable à la vie des habitants presqu’au même titre que l’électricité. Or, en ce domaine, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne.
Dans le département de l’Essonne, quelques habitants ne bénéficient toujours pas de l’ADSL. Certains ont un débit inférieur à 512 Ko, seuil à partir duquel on considère que les abonnés ont accès au haut débit. Or chacun sait que ce seuil ne correspond plus aux usages. Pour échanger des images, aller sur des réseaux sociaux ou bénéficier de la télévision il faut un débit bien supérieur.
En Essonne, 64 000 lignes, soit 11 % des lignes téléphoniques, ne bénéficient encore aujourd’hui que d’un débit inférieur à 2 mégabits par seconde. Cette situation n’est pas tolérable et il appartient aux collectivités locales, communes, départements, agglomérations, conformément aux nouvelles réglementations de l’ARCEP (autorité de régulation des télécommunications) de prendre en charge ce dossier pour offrir un meilleur débit à leurs habitants.
Tous les départements d’Ile-de-France se sont depuis longtemps engagés dans cette démarche. En 2003, l’Essonne a été l’un des derniers départements à s’en préoccuper. Mais, plutôt que de mettre les bouchées doubles pour rattraper son retard, l’Essonne a encore perdu beaucoup de temps. Pire, la majorité départementale se contente, dans une nouvelle délibération présentée ce 21 juin, de lancer une nouvelle étude.
En un mot, elle se propose d’étudier dans les prochains mois ce qu’il n’a pas été capable d’étudier depuis 7 ans.
Les essonniens qui pour leurs loisirs et plus encore leur travail ont besoin d’un accès à internet suffisant apprécieront la plaisanterie.






