Téléphonie mobile

De nombreux maires ont usé du principe de précaution pour limiter et mieux contrôler les antennes de téléphonie mobile dont ont sait qu’une trop forte exposition pourrait avoir un impact sur la santé.

Nous avons mené l’enquête pour savoir ce qu’il en était à Montgeron. Le résultat est édifiant : non seulement la municipalité n’a pas fait son travail mais elle cache la réalité aux Montgeronnais.

En mai 2009, nous interrogions le maire sur le nombre d’antennes à Montgeron, les garanties prises quant à la puissance des émissions et des distances des lieux sensibles comme les écoles.

Deux mois plus tard, au Conseil Municipal du 2 juillet (voir le compte rendu) , la réponse apportée portait principalement sur la situation nationale. S’agissant de Montgeron, toutes les réponses données étaient mensongères ou trahissaient une méconnaissance totale du dossier.

1/ Sait-on combien y-a-t-il d’antennes à Montgeron ?

Aucune réponse n’a été apportée par la municipalité à cette question. Dans la réalité, les antennes sont implantées en 3 lieux principaux, les résidences de la Forêt, Gaston Mangin et du Clos de la Navette. Au total Montgeron compte 20 stations distinctes (pylône par exemple) où sont implantées 67 antennes.

 

 

2/ Quelles sont les antennes soumises à déclaration ou autorisation de la mairie ?

Il nous a été répondu qu’aucune autorisation ne devait être demandée pour les antennes de moins de 4 mètres, quelle que soit la hauteur du pylône et de l’immeuble et que seuls les antennes de plus de 4 mètres sur des poteaux de plus de 12 mètres étaient soumises à autorisation.

C’est totalement fantaisiste et faux.

Le code de l’urbanisme articles R421-1 et R421-17 soumet à déclaration préalable tous les travaux qui modifient l’aspect d’un bâtiment (ce qui est le cas des antennes) et toutes les installations dont la hauteur (pylône + antenne) est supérieure à 12 mètres.

3/ Y-a-t-il eu des installations récentes ?

A cette question, la municipalité a répondu qu’elle avait seulement autorisé la pose d’une station rue Mercure et le regroupement des antennes du 119 avenue de la République. C’est faux.

En effet, depuis 2004, 10 nouvelles stations et 30 nouvelles antennes ont été posées sur Montgeron Sans compter les 30 antennes modifiées.

4/ Le contrôle des émissions des antennes a-t-il été effectué ?

L’adjoint au maire nous a répondu que toutes les antennes avaient été contrôlées et que les mesures étaient à notre disposition, sur la table, à l’issue du conseil municipal.

Mais, quand nous réclamons les documents, ils ne sont plus disponibles !

Et pour cause, seuls deux sites – à la Forêt – ont été contrôlés… le 6 juin 2002 !

Pour preuve, le site internet cartoradio où toutes les mesures effectuées sur les antennes de téléphonie sont publiées.

5/ L’implantation des antennes n’est-elle pas dangereuse ?

Le maire nous a répondu que toutes les installations existantes sont éloignées de plus de 100 mètres des écoles ou crèches.

Or, les installations situées allée de la Quintinie, à la résidence de la Forêt, se trouvent à moins de 100 mètres de l’école Jean Moulin !

Les Montgeronnais ont droit de savoir la réalité de la situation.

Les installations actuelles sont peut être conformes. Mais personne ne peut l’assurer !

C’est la raison pour laquelle nous avons solennellement demandé à Monsieur le Maire la création d’une commission extra municipale réunissant des élus de la majorité et de l’opposition ainsi que des habitants et les opérateurs de téléphonie.

Cette commission sera chargée :

De faire contrôler la puissance de toutes les installations et de publier les résultats de ces analyses De négocier avec les opérateurs de téléphonie la réduction du niveau de leur émission, comme cela a été négocié à Paris ou comme cela est obligatoire dans d’autres pays comme l’Autriche (avec un niveau 100 fois inférieur à celui autorisé en France).

Téléphonie : ce que disent les textes

Le décret du 3 mai 2002 fixe les limites maximales d’émissions de charges électromagnétiques par les antennes. Le maire peut demander le contrôle de ces émissions. Les installations de pylônes de plus de 12 mètres de haut, de locaux de plus de 2m² sont soumises à autorisation du maire. De même, toute modification de l’aspect extérieur d’un bâtiment (ce qui est le cas lors de la pose d’antenne) est soumise à déclaration préalable auprès du maire. Depuis le mois d’avril 2004, le maire doit systématiquement recevoir un dossier d’information pour toute nouvelle implantation et toute modification des installations existantes. C’est un dossier complet qui présente le projet en 14 points.

Le maire est donc compétent pour donner les autorisations d’implantation et faire contrôler les émissions des antennes.

Pour en savoir plus : www.cartoradio.fr www.anfr.fr www.afom.com